C’est le 30 août 1971 qu’un petit blondinet aux yeux bleus a vu le jour en tant que benjamin d’une famille de quatre enfants. Entouré de ses parents Monique et Jean, ainsi que ses frères et sœurs Betty, Bibi et Véro, il a grandi et vécu à Pontcharra-sur-Turdine. Par sa sincérité et sa jovialité, il a toujours su se faire des camarades et être aimé. Depuis petit, il a toujours aimé le sport. Il a d’abord fait partie du club de foot de Pontcharras avant de performer au tennis de table. Ses plus beaux souvenirs d’enfance se retrouvent dans les fêtes de famille où il retrouvait son oncle Gaby et sa tante Madeleine, et ses cousins Serge et Christine.
De petit garçon à jeune homme, c’est le 11 décembre 1991 qu’il a rencontré Christelle dans leurs années lycées. Après une première année de fougue et passion, il y a eu 10 mois d’armée à digérer. A l’époque où les smartphones n’existaient pas, il se vantait d’avoir chaque jour un courrier de sa moitié. Puis, enfin libéré du devoir militaire et des études pour Christelle, ils ont enfin pu s’installer dans leur petit nid douillet. Comme beaucoup de jeunes couples, il a fallu adapter les dépenses au plus juste. Malgré tout, ils étaient heureux et il ne manquait que le petit plus à leur bonheur. 5 ans de galères et de déceptions les ont rapprochés dans cette épreuve de procréation. Victoria a enfin vu le jour le 12 août 2000 à la plus grande fierté de Stéphane de devenir enfin papa.
Fort de son nouveau rôle de chef de famille, il a su alors se montrer persuasif pour quitter la ville et adopter la campagne avec Christelle et Victoria. C’est le 8 février 2002, qu’ils ont emménagé à Chavagneux prêts à ouvrir un nouveau chapitre. Afin de celer cet amour, ils ont décidé de s’unir devant Dieu quelques mois plus tard, le 20 juillet 2002, dans cette chapelle où nous sommes réunis aujourd’hui. Une maison, un jardin, il ne manquait plus qu’à ce foyer heureux l’arrivée de leur deuxième enfant : Maëva, le 16 avril 2003.
C’est un mari aimant et attentionné qui animait le cœur de Stéphane. Avec Christelle, ils formaient tous les deux un couple inséparable et complice débordant d’amour l’un pour l’autre.
En père exemplaire, il a suivi, accompagné et soutenu ses filles pour l’école, la danse, les sorties scolaires, la conduite accompagnée. Il était présent chaque matin ou chaque soir aux portes de l’école. Sa patience fut parfois mise à rude épreuve pour les devoirs du soir à la maison. Volontaires pour chaque sortie scolaire, il s’est aussi improvisé prof de natation pour les sorties piscine en moyenne et grande section de maternelle. Caméraman dans l’âme, c’est 16 années de films de gala de danse qu’il a mixé et gravé sur CD en étant fier de ses filles. Conscient des dangers de la route, il a, en bon professeur, patient et pédagogue, encadré ses filles à la conduite accompagnée.
Toujours dans le respect des personnalités de chacune, Stéphane et Christelle ont soutenu les filles dans leurs choix de vie professionnelle et personnelle. En bon conseiller, il a participé aux recherches d’habitation de Victoria et Maxence, et les a aidé pour l’aménagement de leur maison. Il a toujours su rester à l’écoute de sa petite prof Maëva pour la soutenir dans ses choix universitaires sans aucun doute sur sa réussite future. Voyant que la maladie allait le terrasser, il s’est projeté sur leur futur rôle de grands-parents à Christelle et lui, et à souhaiter donner quelques conseils à ses enfants, avec l’amer regret de ne pouvoir assister à ces futures naissances.
Stéphane s’est toujours impliqué et investi dans son travail ayant à coeur de faire vivre sa famille. C’est dans l’imprimerie du village de Pontcharras qu’il a commencé à travailler comme job d’été avant de décider d’en faire son métier. De Pontcharras à Genas en passant par Villeurbanne, il avait trouvé la stabilité à Tignieu. Des amitiés sincères se sont créées, notamment avec Paulo lors de leurs longues heures de travail de nuit. Leur amitié s’est transformée en fraternité qui a duré 10 ans.
En 2005 sa volonté de vivre sainement via le footing s’est transformé en passion pour le running. Sa première course : La course des remparts à Crémieu, puis des semi-marathons, puis son premier marathon du Beaujolais et son premier trail à Chamonix ; la passion des courses de montagnes l’a animée et il s’est fixé des objectifs de plus en plus hauts et des challenges de plus en plus impressionnants en enchaînant les compétitions de plus en plus remarquables passant de 20 à 40 à 80 à 120 à 170 km, toujours soutenu, encouragé et accompagné par ses trois femmes dans sa folie. L’UTMB fut son plus beau souvenir et sa plus grande fierté. 20 ans à raison de 5 paires de baskets par an, c’est à peu près 100 paires de baskets que Salomon et Adidas se sont partagé.
D’autres kilomètres s’ajoutent à son palmarès, cette fois-ci partager en famille dans leur deuxième maison. Stéphane, Christelle, Victoria et Maëva ont parcouru de long en large et en travers Disneyland Paris. La passion pour la magie et la féérie de ce parc a d’abord été vécu à 2, puis partagé à 3 avec Victoria, à 4 avec Maëva, à 5 avec Maxence, à 6 avec Driss. Chaques vacances étaient l’occasion d’un nouveau séjour au Pays Imaginaire en famille pour le plus grand bonheur de tous.
Les voyages étaient aussi une grande passion de Stéphane et il aurait adoré en faire davantage. Chaque grand évènement fut l’occasion d’un voyage en commençant par l’Autriche, les Baléares, Punta Cana, les Îles Canaries, l’Egypte, la Grèce et les Maldives.
Toutes les joies et bonheurs de sa vie lui ont permis avec Christelle à ses côtés, de surmonter les épreuves qu’il a rencontré. De 1995 à 2000, Stéphane et Christelle ont dû affronter les problèmes de procréation. En 2003 il a connu l’insécurité professionnelle. Le 26 mars 2012, l’AVC de Christelle est venu bouleverser la famille. Victoria et Maëva n’avait alors que 11 et 9ans. Avec force et persévérance, Stéphane a porté et soutenu sa famille afin qu’ils se relèvent tous les quatre de cette épreuve. En 2023 il a de nouveau montré sa persévérance lors de la longue période de rééducation qui a suivie la lourde opération qui l’a sauvé de la paralysie.
En 2024, à nouveau, il fut le pilier de la famille pour soutenir Christelle opérée d’urgence suite à la découverte d’un cancer de l’ovaire, alors même que son père Jean est décédé. Fin août 2025, c’est injustement que cette dernière épreuve, ce cancer de l’estomac, s’est immiscée sournoisement, se développant de manière foudroyante et ne laissant à la médecine aucune perspective thérapeutique. Courageusement, il a informé les médecins de son souhait de cesser tout acharnement afin de pouvoir rentrer chez lui auprès des siens et profiter de ses derniers jours parmi eux, comme il l’avait toujours désiré.
Ses derniers souhaits exprimés étaient pour sa femme, ses filles, ses gendres, leur faisant promettre de toujours rester soudés et de continuer à vivre pour lui.